JULES LAFORGUE por Claudio Nunes de Morais

Atualizado: Jan 21

TRADUÇÃO VOLUME 5 NÚMERO 1


ADVERTÊNCIA


Meu pai (por timidez um durão)

Morreu com um severo semblante;

Eu conhecia minha mãe naquele instante,

E assim fiquei, até uns vinte anos. Então


Resolvi fazer literatura;

Porém, o Demônio da Verdade

Ao meu lado chiava à vontade:

« Coitado! acabou suas escrituras... »


Ora, sem ânimo de casar,

No fundo eu era bem desprezível!

E elas, não de todo inacessíveis,

Mas sempre lá, a se extasiar!...


É por isso que eu vegeto, vegeto, Vira-

Casaca da enésima-primeira estação,

Incapaz de dizer sim ou não...

–– Ó jovens! que de Servo eu vos sirva!


Copenhague, Elsenor.

1.º de janeiro de 1886.


AVERTISSEMENT


Mon père (un dur par timidité)

Est mort avec un profil sévère ;

J’avais presque pas connu ma mère,

Et donc vers vingt ans je suis resté.


Alors, j’ai fait d’la littérature ;

Mais le Démon de la Vérité

Sifflotait tout l’temps à mes côtés :

« Pauvre ! as-tu fini tes écritures... »


Or, pas le cœur de me marier,

Étant, moi, au fond, trop méprisable !

Et elles, pas assez intraitables !

Mais tout l’temps là à s’extasier !...


C’est pourquoi je vivotte, vivotte,

Bonne girouette aux trent’-six saisons,

Trop nombreux pour dire oui ou non...

­–– Jeunes gens ! que je vous serv’ d’Ilote !


(Des Fleurs de bonne volonté, 1890)



LAMENTO-PETIÇÃO

DE FAUSTO FILHO


Se tu soubesses, mamãe Natura,

Nesse teu tédio quanto Eu me adoro,

Uma garota me davas, pura

Em seus “e agora ?


Se tu soubesses, bolinhos só

Teus sóis de Panurge! que dirias?

Reduzirias o nosso a pó,

Ao meio-dia.


Se tu soubesses o quanto a Tábua

De tuas Matérias é o meu forte!

Como contador me habilitavas,

Até a morte!


Se tu soubesses! de que utopias

Eu poderia ser a semente!

Logo o teu Sósia de mim farias,

Tão simplesmente.



COMPLAINTE-PLACET

DE FAUST FILS


Si tu savais, maman Nature,

Comme Je m’aime en tes ennuis,

Tu m’enverrais une enfant pure,

Chaste aux « et puis ? »


Si tu savais quelles boulettes,

Tes soleils de Panurge ! dis,

Tu mettrais le nôtre en miettes,

En plein midi.


Si tu savais, comme la Table

De tes Matières est mon fort !

Tu me prendrais comme comptable,

Comptable à mort !


Si tu savais ! les fantaisies !

Dont Je puis être le ferment !

Tu ferais de moi ton Sosie,

Tout simplement.


(Les Complaintes, 1885)



LAMENTO-EPITÁFIO


Mulheres,

Minh’alma:

Ah! belos

Apelos!


Mortais

Marrons;

Culpai

Meus tons!


Um louco

Se lança,

E dança.


Silêncio

Quem foi,

Onde? « –– Oi. »



COMPLAINTE-ÉPITAPHE


La Femme,

Mon âme :

Ah ! quels

Appels !


Pastels

Mortels,

Qu’on blâme

Mes gammes !


Un fou

S’avance,

Et danse.


Silence…

Lui, où ?

Coucou.


(Les Complaintes, 1885)



PIERRÔS


IV


Os rostos de abandono pintados,

Com mangas de salgueiro-chorão,

Sentem que serão arrebatados

E, declarando sua paixão,


Gritam: « Tu me entendeste, Anjo! Na vida

E na morte! » –– pois todo pierrô acha,

Sem opinião preconcebida,

« Ah! » que passa « nisso uma borracha » ,


Ai, ai! Mas a imagem da mulher

Deste século ainda e de antes

Levada a sério o faz se torcer

De rir com timbres lancinantes!


Não lhes atires pedras, Pierre, ô

Embasbacados, não atireis

Pedras! Vamos, não maltrateis

Os brancos párias, puros pierrôs!



PIERROTS


IV


Maquillés d’abandon, les manches

En saule, ils leur font des serments,

Pour être vrais trop véhéments !

Puis tumultuent en gigues blanches,


Beuglant : Ange ! tu m’as compris,

À la vie, à la mort ! –– et songent :

Ah ! passer là-dessus l’éponge !

Et c’est pas chez eux parti pris,


Hélas ! mais l’idée de la femme

Se prenant au sérieux encor

Dans ce siècle, voilà, les tord

D’un rire aux déchirantes gammes !


Ne leur jetez pas la pierre, ô

Vous qu’affecte une jarretière !

Allez, ne jetez pas la pierre

Aux blancs parias, aux purs pierrots !


(L’Imitation de Notre-Dame la Lune, 1886)



LOCUÇÕES DOS PIERRÔS


X


Longe anda a alma típica

Que me disse adeus,

Que os olhares meus

Não tinham princípios.


Ela, neste instante,

Ela, um pão crocante,

Pode estar gerando,

Ah!, algum malandro.


É que se casou

Com certo senhor,

Um perfeito nobre,

Mas de gênio pobre.



LOCUTIONS DES PIERROTS


X


Que loin l’âme type

Qui m’a dit adieu

Parce que mes yeux

Manquaient de principes !


Elle, en ce moment,

Elle, si pain tendre,

Oh ! peut-être engendre

Quelque garnement.


Car on l’a unie

Avec un monsieur,

Ce qu’il y a de mieux,

Mais pauvre en génie.


(L’Imitation de Notre-Dame la Lune, 1886)



JOGOS


Ah! a Lua, a Lua me tortura

Será que para isso existe cura?


Morta? A Lua gris assim não dorme o

Sono de cósmicos clorofórmios?


Sepulcral eflorescência, ó rosa

Da Basílica Silenciosa,


Persistes em tua posição,

E eu me sufocando em solidão!


Sim, sim, tens o busto tão benfeito!

Mas, se eu jamais dele me aleito?


Outra noite, e meus folhetos não

Vão conter o riso, oh! se não vão!


Vendo em meu platonismo castiço

O êxtase da pesca de caniço!


Salve Regina dos Lírios! Reinas!

Quero perfurar-te com falenas!


Quero beijar-te a patena triste,

Prato viúvo de João Batista!


Quero achar o lied que te toca,

A te trazer para a minha boca!


–– E para Lua rima nenhuma

Ah! Mas que lástima essa lacuna!



JEUX


Ah ! la Lune, la Lune m’obsède

Croyez-vous qu’il y ait un remède ?


Morte ? Se peut-il pas qu’elle dorme

Grise de cosmiques chloroformes ?


Rosace en tombale efflorescence

De la Basilique du Silence ;


Tu persistes dans ton attitude,

Quand je suffoque de solitude !


Oui, oui, tu as la gorge bien faite ;

Mais, si jamais je ne m’y allaite ?


Encore un soir, et mes berquinades

S’en iront rire à la débandade,


Traitant mon platonisme si digne

D’extase de pêcheur à la ligne !


Salve Regina des Lys ! reine,

Je te veux percer de mes phalènes !


Je veux baiser ta patène triste,

Plat veuf du chef de Saint Jean Baptiste !


Je veux trouver un lied ! qui te touche

À te faire émigrer vers ma bouche !


–– Mais, même plus de rimes à Lune

Ah ! quelle regrettable lacune !




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